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Le 26 avril 2019

Reste à charge zéro, quels appareils auditifs sont entièrement remboursés ?

Avez-vous profité de la journée nationale de l’audition du 14 mars dernier pour faire contrôler votre audition ? Si ce n’est pas le cas, n’hésitez-pas à lire nos conseils pour bien prendre soin de vos oreilles. Car votre ouïe est précieuse et ne se reconstruit pas.

Et si vous êtes déjà concerné par une perte d’audition, vous n’avez pas pu rater l’information essentielle de la fin de l’année dernière : le reste à charge zéro (RAC 0) (réforme 100% Santé) devient progressivement une réalité, avec la prise en charge financière totale de certaines prothèses auditives en 2021.

Aujourd’hui, nous avons donc décidé de vous en dire plus sur ces prothèses, pour vous aider à vous repérer dans l’offre d’appareils, et à bien identifier lesquelles sont entièrement remboursées.

Quels sont les différents modèles d'appareils auditifs ?

Trois grands types d’appareils :

1) Les contours d’oreilles : ils sont adaptés aux pertes auditives les plus sévères. Ce sont les appareils les plus robustes, mais également les moins esthétiques.

Ils se placent derrière le pavillon de l’oreille, avec un tube reliant l’appareil à un embout placé dans le conduit auditif.

2) Les intra auriculaires : à l’inverse, ils sont plutôt adaptés aux pertes d’audition légères à moyennes, bien que certains soient désormais capables de corriger des pertes importantes.

Moulés sur mesure, ils sont entièrement dissimulés dans le conduit auditif, et donc très esthétiques. Lorsqu’ils sont équipés d’une petite antenne sans-fil, ils peuvent même être réglés par smartphone.

3) Les contours à écouteur déportés : c’est un compromis entre les modèles précédents. Ces appareils sont placés derrière l’oreille comme les contours, mais le haut-parleur est directement introduit dans le conduit auditif, offrant une meilleure acoustique.

Plus discrets que les contours classiques, ils consomment moins que les intra auriculaires et s’adaptent à presque toutes les pertes d’audition.

 

Source : www.laboratoires-unisson.com - Source : http://www.webtone.fr

Quelles sont leurs spécifités techniques ?

Une fois que vous avez choisi votre modèle d’appareil, en fonction de vos problèmes auditifs et de vos besoins quotidiens, vous pouvez choisir ses spécifications techniques. Et il est vrai que plus votre appareil sera perfectionné, plus il vous coûtera cher.

Heureusement, l’arrêté ministériel réglementant « le reste à charge 0 » a rendu obligatoire un niveau technique minimal commun à tous les appareils, ce qui vous garantit de ne pas vous retrouver avec un modèle bas de gamme.

Extrait de l’arrêté du 14 novembre 2018

  • Système d’amplification : le texte prévoit par exemple un niveau de distorsion harmonique inférieur à 3% pour que le son restitué soit le plus naturel possible, un dispositif de décalage des fréquences aiguës vers le grave (en vieillissant, l’oreille entend de moins en moins bien les fréquences aiguës), etc.

  • Directivité : l’appareil doit automatiquement passer du mode omnidirectionnel (qui capte le son dans toutes les directions) au mode directionnel orienté vers l’interlocuteur. Cela permet de parler dans un environnement bruyant, en n’amplifiant que la conversation de la personne que l’on regarde en face.

  • Réduction du bruit : cette fonction permet de réduire le bruit de fond que capte le microphone, et donc d’améliorer le confort d’écoute.

  • Autres spécifications : les appareils doivent être équipés d’un système anti-Larsen (pour empêcher ce sifflement caractéristique), être étanche à l’eau, comporter au moins deux programmes (environnement calme/environnement bruyant), etc.

Vous le voyez, les prothèses auditives sont aujourd’hui vraiment perfectionnées et n’ont plus grand-chose à voir avec les appareils basiques que l’on connaissait il y a trente ans !

Quels seront les appareils entièrements remboursés ?

  • A partir de 2021

La prise en charge financière totale sera  comprise entre 950€ (appareils « 100% santé ») et 1 700€ selon le niveau de votre contrat responsable ; le tout par période de quatre ans – l’arrêté a d’ailleurs prévu que chaque prothèse est garantie pour cette durée. 

Il existe désormais deux classes d’appareils : classe I et classe II. Les appareils entièrement remboursés seront ceux de la classe I, les autres étant à tarifs libres.  Pour éviter que les fabricants ne délaissent les appareils remboursés, ils ont l’obligation de produire au moins un appareil de classe I s’ils veulent pouvoir commercialiser des appareils de classe II.

En quoi ces deux classes diffèrent-elles ? L’arrêté a prévu deux listes d’options, liste A et liste B.

  • Les appareils de classe I (RAC 0) doivent comporter au moins trois options de la liste A ;
  • Les appareils de classe II doivent comporter au moins six options de la liste A et une de la liste B.

Pour vous aider à vous y retrouver, nous avons regroupé toutes ces informations ci-dessous.

Appareils

Remboursement

Spécifications techniques

(en plus des spécifications minimales communes à tous les appareils)

Options

Classe I

(RAC 0)

Intégral

(jusqu’à 1700€, par période de quatre ans)

Au moins trois options de la liste A

Liste A :

  • Connectivité sans fil
  • Traitement des acouphènes
  • Réduction du bruit du vent
  • Synchronisation des appareils gauche et droit
  • Réducteur de réverbération
  • Apprentissage automatique des habitudes du porteur
  • Directivité du micro adaptative
  • Bande passante élargie > 6000Hz

Liste B :

  • Réducteur de bruits d’une durée inférieure à 300 millisecondes
  • Batterie rechargeable sur secteur
  • Au moins 20 canaux de réglages pour affiner l’amplification
  • Bande passante élargie > 10 000Hz

Classe II

Tarifs libres

Au moins six options de la liste A et une de la liste B

  • Entre 2019 et 2021

La Sécurité sociale et les organismes complémentaires se sont entendus avec les fabricants pour organiser la transition vers le 100% santé.

  • Les fabricants vont progressivement baisser le prix de leurs appareils de classe I jusqu’au plafond de remboursement, soit 950€ par oreille ;
  • Dans le même temps, le montant remboursé par la Sécurité sociale va augmenter, passant de 200€ à 400€ ;
  • Et à partir de 2021, les organismes complémentaires comme votre mutuelle GSMC prendront en charge la différence pour leurs affiliés à des contrats « responsables », de telle sorte que vous n’ayez aucun reste à charge (tous les contrats de GSMC sont responsables).

Ces dispositions sont résumées ci-dessous.

               

Jusqu’à fin 2018

Depuis le 1er janvier 2019

A partir du 1er janvier 2020

A compter du 1er janvier 2021

Prix d’un appareil de classe I (100% santé)

Prix libre

1300€ maximum par appareil

1100€ maximum par appareil

950€ maximum par appareil

Prix d’un appareil de classe II

Prix libre

Prix libre

Prix libre

Base de remboursement de la Sécurité sociale

199,71€ par appareil

300€ par appareil

350€ par appareil

400€ par apparei

 

Si votre contrat ne le prévoyait pas déjà, sachez qu’à compter de 2021, GSMC prend en charge le reste pour les appareils de classe I : vous n’aurez plus rien à  débourser !

 

 

Et ma mutuelle GSMC dans tout ça ? 

Votre mutuelle GSMC vérifie et procède le cas échéant à la mise en conformité 100% Santé de ses contrats.

Et n’oubliez pas que grâce à notre partenaire Carte blanche, vous bénéficiez d’un réseau d’audioprothésistes conventionnés qui vous garantissent un haut niveau de prestations. En vous rendant chez l’un de ces professionnels, vous serez dispensés d’avance de frais car ils pratiquent le tiers-payant.

Retrouvez vite la liste de ceux-ci dans votre espace personnel GSMC, rubrique « carte blanche » !

***

Pour en savoir plus :

L’arrêté du 14 novembre 2018 détaille l’ensemble des règles relatives aux appareils auditifs (prise en charge, spécifications techniques, prestations médicales obligatoires, etc.).

Et comme toujours, n’hésitez-pas à nous contacter !

  • Par téléphone au 03 20 47 62 00 - du lundi au vendredi  entre  8h30 à 17h30
  • Par courriel : contact@mutuelle-gsmc.fr
  • Ou encore en nous écrivant à : Mutuelle GSMC - Héron parc - 40 rue de la vague - CS 20455 -59658 Villeneuve d'Ascq.

 

 

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Tout savoir sur le ticket modérateur

Reste à charge, quote-part personnelle, franchise, participation forfaitaire : pas toujours facile de s’y retrouver. Savez-vous faire la différence ? Aujourd’hui, nous vous disons tout sur le ticket modérateur. Le ticket modérateur, qu'est-ce que c'est ? Quand vous allez chez le médecin, lors d’un séjour hospitalier, ou encore si vous achetez des médicaments, l’Assurance maladie ne rembourse pas tous vos frais : c’est ce qu’on appelle le reste à charge. Celui-ci se décompose en ticket modérateur et participation forfaitaire, auxquels s’additionnent une franchise pour les médicaments et éventuellement un dépassement d’honoraires si votre praticien est en secteur II - c'est-à-dire qu’il pratique des honoraires libres, contrairement au secteur I, dont les tarifs sont fixés conventionnellement. A l’hôpital se rajoute le forfait hospitalier, qui représente votre participation financière pour les frais d’hébergement. Le ticket modérateur représente donc un pourcentage de dépenses restant à votre charge. Il s’applique à toutes les prestations couvertes par la Sécurité sociale. Mais son montant varie selon plusieurs critères. Comment est-il calculé ? Cela dépend : De la nature du risque : maladie, maternité, invalidité, accident du travail, etc. Du respect (ou non) du parcours de soins coordonnés Du type d’acte médical ou de traitement Nature du risque Selon votre situation, le montant du ticket modérateur ne sera pas le même. Par exemple, les soins liés à une maladie professionnelle sont entièrement dispensés de celui-ci (retrouvez plus bas la liste des exonérations). Dans le cas le plus courant (consultation chez un médecin généraliste de secteur I), voici ce que ça donne : Le tarif conventionné de la consultation est de 25€ Sur ce montant, l'Assurance-maladie vous rembourse 70 %, soit 17,50€ Le montant du ticket modérateur est de 30 %, soit 7,50€ A cela se rajoute 1€ au titre de la participation forfaitaire, qui ne peut jamais être couverte par votre mutuelle Votre reste à charge total est donc de 7,50€ + 1€, soit 8,50€ Respect du parcours de soins Depuis 2004, vous devez déclarer un médecin traitant. Son rôle est de vous orienter dans le système de santé, en vous dirigeant par exemple vers les médecins spécialistes appropriés. Faute d’avoir déclaré votre médecin traitant, ou lorsque vous allez de vous-même chez un spécialiste sans l’avoir consulté avant, vous ne serez remboursé qu’à hauteur de 30%. Le ticket modérateur passe donc de 30% à 70%. Le but est évidemment d’inciter les patients à consulter d’abord leur praticien habituel, afin de ne pas aller inutilement chez le médecin spécialiste, pour lequel le temps d’attente est parfois très long. Type d’acte médical ou de traitement Enfin, le ticket modérateur varie selon le type d’acte. Par exemple, lorsque vous sont prescrits des médicaments au « service médical rendu » (SMR) modéré- vous les reconnaissez par la vignette bleue qui est apposée sur la boîte – il se monte à 70%. Dans le cas d’un SMR « majeur » ou « important », la prise en charge par la Sécurité sociale est de  65%. Voici ce que cela donne pour un antibiotique à 7€95 (exemple donné sur le site www.ameli.fr) : L’Assurance-maladie vous rembourse 65 %, soit 5,17€ Le montant du ticket modérateur est de 35 %, soit 2,78€ Vous devez payer 0,50€ au titre de la franchise médicale Votre reste à charge total est donc de 2,78€ + 0,50€, soit 3,28€. Les cas d’exonération Afin d’éviter que des malades ne renoncent à se faire soigner à cause du montants des soins, un certain nombre d’exonérations du ticket modérateur ont été prévues. Dans ce cas, l’Assurance maladie prend en charge les frais à 100% (liste non exhaustive) : Maternité : à partir du sixième mois de grossesse et jusqu'au 12e jour après l'accouchement, ainsi que les frais d'hospitalisation des nouveau-nés, dans les 30 jours suivant leur naissance Accident du travail ou maladie professionnelle : tous les soins Affection longue durée (ALD) : tous les soins. La liste se trouve ici Analyses : dépistage sérologique du VIH et de l'hépatite C Interruption volontaire de grossesse (IVG) Contraceptifs pour les mineures entre 15 et 18 ans Examens de prévention bucco-dentaire des enfants à partir de 6 ans Et ma mutuelle GSMC dans tout ça ? Bonne nouvelle : votre Mutuelle GSMC couvre systématiquement le ticket modérateur dès lors que vous respectez le parcours de soins coordonnés. Et selon les options et la nature de votre contrat, tout ou partie des dépassements d’honoraires des praticiens exerçant en secteur II (honoraires libres) peuvent être pris en charge. Pensez-aussi à consulter si possible un praticien affilié au à notre partenaire Carte Blanche, dont vous pourrez retrouver la liste dans votre espace personnel en cliquant sur l’onglet « Carte Blanche ». Ceux-ci pratiquant le tiers payant, vous n’aurez rien à avancer ! *             * * Une question, une précision ? N’hésitez-pas à nous contacter ! Par téléphone au 03 20 47 62 00 - du lundi au vendredi  entre  8h30 à 17h30 Par courriel : contact@mutuelle-gsmc.fr Ou encore en nous écrivant à : Mutuelle GSMC - Héron parc - 40 rue de la vague - CS 20455 -59658 Villeneuve d'Ascq.

C’est l’été, adoptez les bons réflexes pour prévenir les noyades

Vous en avez sûrement entendu parler : durant l’été 2018, le nombre de noyades a doublé par rapport à l’été 2015, date de la dernière enquête sur le sujet. Ces chiffres alarmants ont été révélés à l’automne dernier par une étude sur les noyades estivales réalisée par Santé publique France entre le 1er juin et le 30 août 2018, dans tous les départements de France et d’outre-mer. Heureusement, ces accidents ne sont pas une fatalité. Comment faire pour les éviter ?   Des noyades en augmentation, mais une hausse des décès limitée L’enquête a recensé 2255 cas de noyades, contre 1092 il y a trois ans. Fort heureusement, l’augmentation du nombre de morts consécutives à ces accidents est quant à elle plus mesurée : 492 décès ont été décomptés en 2018, contre 398 en 2015. C’est malgré tout une bonne nouvelle. Les auteurs de cette étude avancent l’hypothèse que ce sont sûrement les bonnes conditions d’ensoleillement de cette année qui expliquent ces chiffres élevés : parce qu’il fait beau et de plus en plus chaud, on se baigne davantage. Où ont lieu ces noyades ? La figure ci-dessous permet de s’en faire une idée : la mer vient en première position, suivie par les piscines privées puis les rivières, plans d’eau et autres étangs. Par contre, ce sont les noyades en piscine, surtout privées, qui ont le plus augmenté depuis la dernière enquête. Ce type d’accident concerne particulièrement les enfants de moins de six ans. Répartition des noyades accidentelles par lieu de noyade Premier chiffre : nombre de noyés - Deuxième chiffre : proportion Source : Enquête NOYADES 2018, Santé publique France Il faut enfin noter que le risque de décès en cas de noyade est plus élevé avec l’âge : 8% des moins de 6 ans décèdent après un tel accident, contre 36% des plus de 65 ans. Quelques rappels pour éviter les accidents Alors que faire ? Dans le cadre privé (piscines particulières) Depuis 2006, une loi a rendu obligatoire la mise en place d’un dispositif de sécurité autour des piscines privées afin de limiter les risques, la noyade étant la première cause de mortalité par accident domestique chez les moins de 15 ans. Dès lors, tout propriétaire de piscine privée enterrée doit avoir installé au moins l’un des quatre éléments suivants : Une barrière de protection Un système d'alarme sonore en cas de chute d’un enfant dans la piscine Une couverture de sécurité (bâche) Un abri de type véranda recouvrant intégralement le bassin Trop de particuliers ne respectent malheureusement pas encore ces obligations, alors qu’un jeune enfant peut très rapidement échapper à la vigilance de ses proches. Pensez-y si vous êtes concernés ! Adopter les bons gestes Quelques règles simples doivent être respectées, où que vous vous baigniez :  Surveillez vos enfants en permanence, et restez toujours avec eux quand ils jouent au bord de l’eau ou lorsqu’ils sont dans l’eau ; Choisissez les zones de baignade surveillées, où l’intervention des équipes de secours est plus rapide ; Tenez compte de votre forme physique : ne vous baignez pas si vous ressentez un trouble physique (fatigue, problèmes de santé, frissons) et ne surestimez pas votre niveau de natation ; Un baigneur attentif est un baigneur en sécurité : prévenez un proche avant de vous baigner, respectez les consignes de sécurité signalées par les drapeaux de baignade, ne vous exposez pas trop longtemps au soleil et rentrez dans l’eau progressivement, ne buvez pas d’alcool avant la baignade. En suivant ces conseils, vous devriez pouvoir vous baigner sans trop de risque, afin que période estivale rime avec plaisir. Votre mutuelle GSMC vous souhaite d’excellentes vacances, en toute sécurité ! *             * * Pour en savoir plus : Se baigner sans danger, brochure éditée par Santé publique France qui  rappelle les précautions à prendre pour éviter les noyades, et précise également les mesures de sécurité relatives aux piscines. Enquête « Noyades 2018 », si vous voulez tout savoir sur les résultats de cette étude. Et comme toujours, n’hésitez-pas à nous contacter ! Par téléphone au 03 20 47 62 00 - du lundi au vendredi  entre  8h30 à 17h30 Par courriel : contact@mutuelle-gsmc.fr Ou encore en nous écrivant à : Mutuelle GSMC - Héron parc - 40 rue de la vague - CS 20455 -59658 Villeneuve d'Ascq.

Le plan aisance aquatique, apprenez à vos enfants à nager dès la maternelle !

Grâce à notre dernière actualité, vous connaissez désormais les précautions à prendre avant une baignade pour prévenir tout risque de noyade. Si vous possédez une piscine particulière, n’oubliez-pas non plus d’installer un ou plusieurs équipements de sécurité : barrière de protection, système d’alarme sonore en cas de chute d’un enfant, etc. L’absence de ceux-ci est à l’origine de trop nombreuses noyades chez les moins de 6 ans. Mais parce que les protections ne font pas tout, le gouvernement a décidé de réagir face l’augmentation des accidents de baignade avec le lancement du plan « aisance aquatique » en avril dernier. De quoi s’agit-il ? Natation dès la maternelle: que prévoit le plan "Aisance aquatique"? (Vidéo RMC)   Un plan pour favoriser l'apprentissage de la natation dès le plus jeune âge Ce plan comprend 4 axes : apprentissage massé de la natation, dispositif « j’apprends à nager », harmonisation de l’enseignement et tutoriel à destination des familles. Apprentissage massé de la natation Derrière cette expression se cache une nouvelle méthode d’apprentissage. Son principe est de consacrer une semaine complète à un enseignement renforcé dès la maternelle, en plus des traditionnelles leçons de natation scolaire, à raison de deux séances par jour. Le but est que les enfants de 4 ans acquièrent les bases de l’aisance aquatique rapidement et durablement. Il s’agit pour le moment d’une expérimentation qui a débuté en avril dernier, et qui sera étendue en cas de résultats concluants. Dispositif « j’apprends à nager » Son budget va être multiplié par deux dès cette année. Initialement destiné aux jeunes de 6 à 12 ans, il pourra désormais financer des actions concernant les enfants dès 4 ans, et sera ultérieurement étendu aux adultes. Il se divise en deux volets : Financement d’actions en faveur de l’apprentissage de la natation (associations ou collectivités), pour 3 millions d’euros par an ; Rénovation et développement de bassins d’apprentissage, pour 15 millions d’euros par an. Harmonisation de l’enseignement Plusieurs tests de niveau cohabitent, rendant l’évaluation des compétences moins lisible. La ministre des Sports a donc décidé de réunir l’ensemble des acteurs (fédérations, Education Nationale, etc.) pour aboutir à un référentiel unique et partagé. Transmettre aux familles les bonnes méthodes d’apprentissage Parce que nager s’apprend aussi dans le cadre familial, et le plus tôt possible, le plan prévoit de mettre progressivement à disposition des parents un ensemble de vidéos de type tutoriels. L’idée est de leur montrer les bons gestes à tenir avec leur enfant, pour l’habituer à l’eau afin de favoriser son apprentissage ultérieur. Vous pouvez retrouver l’ensemble de ces vidéos, qui seront mises en ligne progressivement, en suivant ce lien. Près d'un français sur dix ne sait pas nager Ce plan est d’autant plus justifié que trop de français ne connaissent pas encore les bases de la natation. C’est particulièrement vrai chez les plus âgés, qui sont du coup les plus touchés par les noyades mortelles. Une étude parue  en juillet 2017 dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH) indiquait ainsi que 30% des plus de 55 ans et 40% des plus de 65 ans ne savaient pas nager, alors que la moyenne française tout âge confondu s’établit à 16% environ. Cette différence provient notamment du fait que l’apprentissage de la natation à l’école n’a été instauré qu’à partir de 1965, ce qui veut dire que les générations les plus âgées n’en ont pas profité. Au-delà de l’âge, la maîtrise de la natation est influencée par d’autres facteurs. Par exemple, les femmes de plus de 65 ans sont deux fois plus nombreuses à ne pas savoir nager que les hommes de la même tranche d’âge. De même, 26% des personnes obèses ne maîtrisent pas la natation. Et savez-vous que presque 90% des habitants de la région PACA savent nager, contre seulement 75% des habitants des Hauts-de-France ? Il n’y a pas d’âge pour apprendre à nager. Il y a forcément un cours près de chez vous, que vous soyez étudiant, adulte, à la retraite… Saviez-vous que la japonaise Mieko Nagaoka continue de battre des records à près de 102 ans ? Et elle est loin d’être la seule, puisque d’autres seniors enchainent les longueurs, dont certains qui ont commencé la natation après  l’âge de 70 ans ! *             * * Pour en savoir plus : Dispositif « J’apprends à nager » : présentation, infos, flyer … Retrouvez la liste des clubs participants en suivant le lien.  Plan « aisance aquatique » : présentation, vidéos, communiqué de presse. N’hésitez-pas à consulter le site. Une question ? Comme toujours, n’hésitez-pas à nous contacter ! Par téléphone au 03 20 47 62 00 - du lundi au vendredi  entre  8h30 à 17h30 Par courriel : contact@mutuelle-gsmc.fr Ou encore en nous écrivant à : Mutuelle GSMC - Héron parc - 40 rue de la vague - CS 20455 -59658 Villeneuve d'Ascq.

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