Le mois sans alcool, saurez-vous remporter le défi ?

Connaissez-vous le challenge « Dry January » ? Cette initiative, qui nous vient de Grande-Bretagne, repose sur le même principe que le « mois sans tabac » dont nous vous avons déjà parlé il y a quelques semaines. Le principe en est très simple : on profite des bonnes résolutions de la nouvelle année pour réduire ou arrêter complètement sa consommation d’alcool au mois de janvier. Prêts à relever le défi ?

Nous buvons encore trop d'alcool

Si la consommation d’alcool en France a fortement baissé en cinquante ans, elle reste très ancrée dans les pratiques des français : chacun d’entre nous boit en effet 11,7 litres d’alcool par an (contre 26 dans les années 60 !), ce qui nous place dans le peloton de tête des pays européens.

Et depuis 2013, cette quantité ne diminue plus.

Or, vous le savez : l’excès d’alcool est à l’origine de nombreuses pathologies. Avec le tabac et la sédentarité, celui-ci est responsable de beaucoup de morts évitables : cancers, troubles cardio-vasculaires, problèmes de foie, etc.

 

 

Vous attendez un heureux événement ?

Un petit rappel est toujours utile : la consommation d’alcool est totalement prohibée pendant la grossesse. Ce qui veut dire : zéro alcool. Pas un petit verre de temps en temps. Non, rien de rien.

Pourquoi un régime aussi drastique ? Parce l’alcool contenu dans le sang de la mère passe la barrière placentaire et se retrouve dans le sang du bébé, dont le foie en cours de développement n’a pas encore les capacités suffisantes pour l’éliminer rapidement.

Il existe alors un risque réel de retard de croissance, ainsi que d’atteintes irréversibles au système nerveux. Dans les cas les plus graves, on parle de syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF), qui touche environ 1 nouveau-né sur 1000 et est à l’origine de diverses malformations, anomalies faciales et atteintes cérébrales. Au total, 1 bébé sur 100 est atteint de troubles causés par l’alcoolisation fœtale (TCAF). Les TCAF sont actuellement la première cause de handicap mental non génétique à la naissance.

Mesdames, il vous appartient donc d’être vigilantes dès que vous avez pris la décision de concevoir un enfant, sans attendre la confirmation de l’heureuse nouvelle. C’est injuste, pensez-vous ?  En fait, il existe un peu de justice dans ce monde : des travaux récents d’épigénétique, la branche qui étudie la façon dont s’expriment les gènes en fonction du milieu et des habitudes de vie d’un individu, tendent à montrer que le mode de vie du père aurait aussi une influence non négligeable sur la formation des spermatozoïdes. De quoi envisager peut-être aussi un jour des recommandations à votre destination, messieurs !

Alcool et grossesse : halte aux idées reçues !

 

Un programme aux bénéfices rapides !

 

Face à ce constat, des associations ont imaginé des programmes innovants. Parce que l’Angleterre est également confrontée aux mêmes problèmes, l’association Alcohol Change UK a eu l’idée de proposer un challenge collectif dont le principe est calqué sur celui du mois sans tabac : on se tient à un objectif de consommation réduite ou nulle pendant un mois, encouragé par le groupe via la communauté d’entraide créée sur les réseaux sociaux, et à l’aide d’une application gratuite d’auto-évaluation.

Manon a testé le mois sans alcool (RMC)

Et est-ce que ça marche ? Une étude universitaire a interrogé 800 volontaires, pour lesquels les résultats sont plus que probants.

Source : https://www.addictaide.fr/

Au-delà de ces bénéfices, le mois sans alcool vise un but plus profond : faire comprendre que l’on peut s’amuser et se détendre sans avoir recours à l’alcool. Car, comme l’explique Manon dans la vidéo ci-dessus, expliquer en soirée que l’on ne boit pas est trop souvent perçu comme un signe que l’on ne sait pas s’amuser.

Ne pas boire, c’est donc prendre le risque d’être exclus du groupe, ce qui incite en particulier les jeunes à suivre le mouvement.

Le mois sans alcool n’est pas encore arrivé en tant que tel en France, mais de nombreux spécialistes ou acteurs de la lutte contre l’alcool souhaitent qu’il soit mis en place dès janvier prochain.

En attendant, rien ne vous empêche de vous « échauffer » dès à présent : pourquoi pas un mois de mai sans alcool ?

 

 

 

Testez vos connaissances sur l'alcool avec GSMC

 

Mais au fait, connaissez-vous les préconisations et chiffres en matière de consommation d’alcool ? C’est le moment de vérifier.

  1. En matière de consommation, quelle est la dose maximale d’alcool conseillée par semaine ?

        a. 5 verres               b. 10 verres       c. 15 verres

 

  1. De combien de décès l’excès d’alcool est-il responsable chaque année en France ?

        a. 20 000           b. 40 000             c. 50 000

 

  1. Dans quelle tranche d’âge boit-on le moins ?

        a. 18-24 ans           b. 24-64 ans       c. 65-75 ans

 

  1. Chez quels français a-t-on le plus tendance à boire quotidiennement ?

        a. 18-24 ans           b. 45-54 ans       c. 65-75 ans

Réponses

  1. La bonne réponse était …  10 verres ! Alors que l’on conseillait jusqu’à maintenant de se limiter à deux verres par jour pour les femmes, et trois pour les hommes, les recommandations des experts de Santé publique France fixent désormais cette limite à 10 verres par semaine, soit 2 par jour plus 2 jours d’abstinence.

  1. La triste réponse est 50 000. Trois victimes sur quatre sont des hommes. Vous pouvez consulter cet article du Figaro si vous souhaitez en savoir plus.

  1. La consommation d’alcool décroît avec l’âge : la bonne réponse était donc 65-75 ans. Chez les plus âgés, la dose quotidienne était de 1,7 verres en moyenne, contre 3,3 chez les jeunes de 18 à 24 ans.

  1. A l’inverse, ce sont les plus âgés qui boivent le plus fréquemment : la bonne réponse était donc là aussi 65-75 ans. Les français de cette tranche d’âge sont en effet 26% concernés, alors que seuls 7,4% des 45-54 ans et 2,3% des jeunes de 18 à 24 ans boivent de l’alcool tous les jours.

Vous avez tout bon ? Bravo. Il ne vous reste donc plus qu’à vous lancer dans le défi, et surtout à en parler à votre entourage : plus on est nombreux, plus on a de chances de réussir !

***

Pour en savoir plus :

« La consommation d’alcool des français », disponible ici, est un petit document de moins de deux pages édité par Alcool Info Services, qui fournit quelques chiffres de base sur le sujet.

Un document plus complet (19 pages), est disponible ici (Santé publique France).

Par ailleurs, n’hésitez-pas à consulter cette vidéo si vous vous posez des questions concernant votre propre consommation :

Comment savoir si j’ai un problème avec l’alcool ?

Et comme toujours, n’hésitez-pas à nous contacter !

  • Par téléphone au 03 20 47 62 00 - du lundi au vendredi  entre  8h30 à 17h30
  • Par courriel : contact@mutuelle-gsmc.fr
  • Ou encore en nous écrivant à : Mutuelle GSMC - Héron parc - 40 rue de la vague - CS 20455 -59658 Villeneuve d'Ascq.
 

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